Borisdominique

Inscrit: 19/07/2024

54

L'homme

Paris

N/A

(1)

(8)

(10)

commentaires
  • Nath_mascar
    Nath_mascar | 12/08/2024 [09:43]

    La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur,
    Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
    Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur.Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.Elle était donc couchée et se laissait aimer,Et du haut du divan elle souriait d'aise
    A mon amour profond et doux comme la Qui vers elle montait comme vers sa falaise.
    Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté,D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,Et la candeur unie à la lubricitéDonnait un charme neuf à ses métamorphoses ;Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
    Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
    Pour troubler le repos où mon âme était mise,Et pour la déranger du rocher de cristal
    Où, calme et solitaire, elle s'était assise.
    Je croyais voir unis par un nouveau dessin
    Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,Tant sa taille faisait ressortir son bassin.Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe !Bisous et à très bientôt